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Notre histoire

Racontée par la blogueuse Ama-Elle

 

Qui est derrière la marque?

Oumou CISSOKHO, 28 ans est cheffe de projet digital à Paris où elle vit depuis maintenant quelques années. Côté études, elle a fait un bac littéraire aux Maristes, deux ans de classes prépa littéraire à Valenciennes, puis une école de commerce à Paris avec une spécialisation en Management des Systèmes d’Information.

’’J'ai vécu une partie de mon adolescence aux Etats-Unis (12 à 16 ans), et le shopping de sous-vêtement chez Victoria Secret était un moment entre filles que je partageais souvent avec ma mère et ma sœur ou avec mes copines.

De retour à Dakar cette activité n’était plus possible et mes-sous-vêtements m’étaient envoyés des Etats unis par ma sœur. De ce fait, l’inexistence d’un marché du sous-vêtement de qualité à Dakar m’a toujours intriguée. Il me paraissait en effet curieux que pour des vêtements que l’on met tous les jours quelle que soit la tenue, l’occasion et la circonstance, qu’il y’ait une offre aussi peu suffisante et satisfaisante. Ce constat s’est représenté lorsque je me suis mariée en Décembre dernier à Dakar et une fois rentrée à paris, j’ai eu droit à un break à cause (grâce ?) à la situation Covid et au confinement. Je me suis lancée sur un coup de tête. J’ai travaillé à fond pendant 3 semaines, j'ai trouvé les produits, puis un partenaire pour la distribution (SassyChic Boutique Dakar). J'ai bossé sur les éléments marketing (Logo, packaging, identité visuelle) et j’ai lancé un premier test sur le marché en mi-Août. "

 

Karmen

« Le nom Karmen GEÏ vient en partie du Film de Joseph Guaï Ramaka. J’ai été tout simplement séduite par le personnage de Karmen, par la féminité et la sensualité décomplexées qu’elle affichait. Elle était aux antipodes du standard de la « Femme sénégalaise respectable », mais il y avait quelque chose dans cette attitude qui crevait l’écran et qui faisait qu’on avait envie de la regarder encore et encore. Je me suis dit que c’était le nom parfait pour une marque Sénégalaise de lingerie. C’était par ailleurs un bel hommage à ce film culte, tout à fait sous-coté à mon avis. »

Créer de 0 une nouvelle marque: les difficultés principales

« Selon les périodes il est quelques fois difficile de jongler entre vie professionnelle et vie d’entrepreneuse mais c’est le jeu.
La principale difficulté que j’ai rencontré - que je rencontre toujours d’ailleurs- c’est que je vais à la découverte d’un nouveau marché. Je ne maitrise pas encore la demande, tout est à travailler mais j’espère d’ici 1 an avoir toutes les billes pour répondre correctement à la demande et élargir la gamme de produits proposés. La deuxième difficulté concerne le produit : à la base je voulais faire une marque 100% made in Africa, mais j’ai eu de grandes difficultés à trouver des personnes avec le savoir-faire capable de produire des pièces de lingerie à des coûts acceptables pour une très jeune entreprise. Donc j’ai choisi un fournisseur étranger. Le bémol c’est que le fournisseur est à des km, on n’a pas de visibilité sur ce qu’ils font, et en 1 mois il m’est arrivé de renvoyer 2 fois des lots marchandises parce que la qualité n’était pas satisfaisante. C’est un bras de fer continuel. La troisième est que J'ai pris le parti pris de ne pas utiliser de mannequin, cela ajoute une difficulté dans le sens où j'ai des possibilités assez réduites en termes de promotion visuel. Ce parti pris est basé sur 2 choses : Le respect pour la culture sénégalaise à laquelle je m’identifie et la pudeur dont elle peut s'accompagner et La volonté de permettre à chaque femme de pouvoir se projeter dans cette lingerie sans la présence d'un "corps modèle" qui pourrais créer un complexe ou un blocage sur certaines caractéristiques physiques »

 

Inspirations et collaborations

Aujourd’hui la marque Karmen Geï est en collaboration exclusive avec SassyChic Boutique qui s’occupe de la gestion des stocks de la distribution. «Ils ont eu la gentillesse de me donner une chance et d'accepter d'avoir ma marque dans leur magasin même si j'étais nouveau sur le marché.

Je m'inspire de marque comme Victoria's Secret et Etam lingerie, l'idée c'est vraiment de redorer le blason de la lingerie auprès des femmes sénégalaises en proposant des pièces sexy, raffinées et glamour sans jamais basculer dans le vulgaire ou le mauvais goût."

La suite pour la marque ?

« A moyen terme j’aimerais encore améliorer le packaging, mieux maitriser mon marché et diversifier l’offre de marnière pertinente, et trouver des distributeurs dans la sous-région et créer plus de partenariats. Et à long terme j’aimerais ouvrir une boutique de lingerie à Dakar et proposer l’achat en ligne.

J'aimerais rendre la lingerie plus accessible à toutes les femmes sénégalaises et africaines en général (Aussi bien en termes de budget qu'en terme de taille). Je veux que la lingerie soit vue comme un accessoire féminin au même titre que le maquillage, sans être associée à quelque chose de vulgaire, de tabou, ou quelque chose qui est réservé aux femmes mariées.

Je pense profondément que la lingerie ne sert pas exclusivement à séduire son homme dans l’intimité d’une chambre mais aussi et à prendre conscience de notre corps et de nos attraits et de notre beauté de femme, en acceptant les tares et les petites les imperfections."

De cette manière, il ne s’agira plus d’une histoire de séduction à un instant T mais d’une confiance en soi et d’une acceptation de tous les jours. Et croyez -moi, nos hommes nous en aimerons que davantage!»

 

Merci à Amaelle

de Ama-elle Blog pour cet article !

 

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SassyChic Boutique Dakar Sicap Karak

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